La gestion différenciée, c’est quoi ?
Le principe de la gestion différenciée consiste à ne plus entretenir l’ensemble d’un jardin de manière uniforme. Chaque espace est géré selon sa fonction, sa fréquentation et son potentiel écologique. Au Musée Rodin, certaines zones conservent ainsi un aspect très entretenu tandis que d’autres, autrefois conduites comme des pelouses traditionnelles, peuvent évoluer vers des espaces plus naturels.
À travers cet exemple du Musée Rodin, Sofraeve illustre une évolution du métier de paysagiste : entretenir moins systématiquement, mais intervenir de manière plus précise et plus adaptée à chaque espace.
Concrètement, qu’est-ce qui évolue dans la pratique des jardiniers ?
Cette approche nécessite avant tout d’observer le jardin et d’adapter les interventions : fréquence et hauteur de tonte, périodes de fauche, taille douce des végétaux ou encore maintien de certains espaces refuges. L’objectif est de préserver la qualité paysagère du site tout en favorisant davantage la biodiversité.
Elle repose également sur une communication importante entre les jardiniers. La gestion différenciée repose sur une bonne compréhension des objectifs fixés pour chaque zone et sur l’adaptation régulière des pratiques en fonction de l’évolution du jardin.
Enfin, cette démarche concerne aussi la gestion des ressources : conservation du bois mort lorsqu’il présente un intérêt écologique et valorisation des déchets verts directement sur site afin de limiter les évacuations et de tendre vers une gestion plus circulaire.
Pour en savoir plus sur l’entretien des espaces verts du musée Rodin, c’est ici.